A l’Assemblée Nationale, Philippe Gomès soulève le problème des prochains référendums

Lors des question au gouvernement, Philippe Gomès a interpellé le Premier Ministre pour faire le point sur les résultats du référendum, mais surtout évoquer la problématique des deuxième et troisième référendums prévus par l’Accord de Nouméa. Pour le Premier ministre seul « un consensus très fort comme en 1998 » pourrait changer les choses.

Le mardi à l’Assemblée Nationale c’est le jour des questions au gouvernement. Et à peine revenu de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre a déjà eu droit à une question sur le référendum. Philippe Gomès, qui a lui aussi fait le déplacement pour être présent sur les bancs de l’Assemblée Nationale, tenait à questionner publiquement Edouard Philippe sur une question qui taraude tous les Calédoniens depuis le soir du 4 novembre. Quid de la problématique des deuxième et troisième référendums prévus par l’Accord de Nouméa. De l’avis de l’ensemble des loyalistes, ils entraîneraient une longue période d’attentisme « aux conséquences socio-économiques  catastrophiques pour le pays ».

Le député Gomès a demandé au Premier ministre que la question du deuxième (2020) et du troisième (2022) référendum soit abordée lors du prochain Comité des signataires, prévu mi-décembre, « afin de dégager avec les indépendantistes un consensus sur de nouvelles modalités d’exercice du droit à l’autodétermination, particulièrement en ce qui concerne les délais ».

« Si un consensus très fort s’exprimait, nous le prendrions en compte, comme nous l’avons fait en 1998 en ce qui concerne l’Accord de Nouméa »

Dans sa réponse, le Premier ministre a d’abord tenu a rappelé que « le peuple calédonien » avait été à la hauteur de son rendez-vous avec l’histoire «  aussi bien en ce qui concerne la tenue exemplaire de la campagne, la participation exceptionnelle (81%) à la consultation ou que la forte majorité (56%) qui s’était dégagée des urnes en faveur d’une Nouvelle-Calédonie qui continue à écrire son histoire au sein de la République », précisant que « le lien de souveraineté entre la France et la Nouvelle-Calédonie était désormais démocratiquement choisi ».

Concernant la révision des modalités de mise en œuvre des deuxième et troisième référendums, notamment en ce qui concerne les délais, il a rappelé ce qu’il avait dit à Nouméa, à savoir qu’il était tenu par les Accords de Matignon et Nouméa « car ils sont la base sur laquelle nous construisons l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ». Mais il est allé un petit peu plus loin en précisant « qu’il n’y a aucune raison de s’en écarté, sauf à constater un consensus très fort de l’ensemble des forces politiques en Nouvelle-Calédonie » et que « si un consensus très fort s’exprimait, nous le prendrions en compte, comme nous l’avons fait en 1998 en ce qui concerne l’Accord de Nouméa ».

Une réponse qui a le mérite d’être claire et de montrer que les choses le son tout autant du côté de l’Etat.

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